Obsolescence programmée

L’obsolescence programmée (parfois aussi appelée « désuétude planifiée ») est le nom donné par abus de langage à l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement.

Dans les premiers dictionnaires mentionnant le mot, l’obsolescence désigne la pression à remplacer un appareil qui marche encore parfaitement, avec un autre ayant plus de fonctionnalités :

L’abus de langage a consisté en confusion de l’obsolescence programmée (matériel délibérément conçu pour ne pouvoir évoluer, par exemple limité arbitrairement en mémoire auxiliaire), avec la conception de produits comprenant des fragilités délibérées (condensateurs électrolytiques peu durables, pièces de fatigue non renforcées…).

La différence est évidemment ténue, et cet abus de langage est devenu accepté par l’usage. Néanmoins, initialement, l’obsolète est ce qui marche encore très bien, mais qu’on désire changer.

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La non-durabilité planifiée est dénoncée de nos jours, notamment par des mouvements écologistes ou en faveur de la décroissance, ainsi que par plusieurs organisations de défense du consommateur. Ces accusations sont selon certains abusives. L’une des premières lois européennes contre la fin de vie programmée (2002) concernait les cartouches d’imprimante équipées de puces interdisant leur réutilisation après remplissage, le législateur estimant que cette mesure était contraire à l’intérêt général, notamment en termes de pollution.

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L’impact écologique direct est beaucoup plus préoccupant. La surconsommation crée un surplus de déchets, indépendamment de l’état de fonctionnement effectif des produits techniques mis au rebut ou de l’état d’usure des objets d’usage. Les circuits de recyclage ou de conditionnement des matières plastiques et des métaux, en particulier, ne prennent pas en charge le stockage des déchets informatiques, malgré l’abondance de matières premières de valeur qu’ils peuvent contenir (feraluminium, mais aussi tantale pour les condensateurs et métaux rares, etc.). L’exportation en masse de produits d’occasion en fin de vie, mais aussi de déchets, des pays de grande consommation vers des zones géographiques demandeuses de produits même périmés, ou bien où le stockage est négociable à moindre coût, est d’autant plus problématique et expose classiquement les pays receveurs à des nuisances spécifiques sur les sites de décharge de grande envergure. Le problème est aggravé du fait que cette pollution peut menacer les ressources en eau potable de ces zones.

>>> Source & plus d’infos sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Obsolescence_programmée

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